En France, un âge d’or pour le Private Equity

Août 20, 18 En France, un âge d’or pour le Private Equity

Selon une étude annuelle publiée lundi par France Invest, les fonds français de capital investissement (également connu sous le nom de “Private Equity”) ont collecté 26,9 milliards d’euros en 2018. Ces fonds ont investi, en parallèle, 20,6 milliards d’euros dans 5 960 sociétés. Le Private Equity européen (notamment français) ne s’est jamais aussi bien porté.
C’est à l’évidence une excellente nouvelle pour ces financiers, dont leur métier consiste à prendre des parts au capital des PME (petites et moyennes entreprises) pour espérer les revendre quelques années plus tard (généralement après cinq ou six ans) avec un profit.
C’est surtout une bonne nouvelle pour l’économie française, plaide Niels Court-Payen, président d’A Plus Finance.

Un emballement phénoménal !

Du côté de l’épargne, le plébiscite est un peu massif. Partout dans le monde, banques privées, assureurs, sociétés de gestion ou fonds de pension déversent des tombereaux d’argent dans les soutes du Private Equity.
En 2018, 1200 fonds de capital investissement ont collecté 750 milliards d’euros (860 milliards de dollars), selon la firme Preqin. L’Américain Apollo a annoncé en décembre 2018 avoir rassemblé 36,4 milliards de dollars (à lui seul) pour son septième fonds “Apollo Investment Fund”, effaçant les collectes records de Goldman Sachs (une banque d’investissement) et Blackstone (un fonds d’investissement américain) avant la crise financière.

Le rôle économique du Private Equity

“Le rôle social et économique du non-coté est majeur. Plus nous confions des capitaux aux ETI (entreprises de taille intermédiaire), PME (petites et moyennes entreprises) et start-up (entreprise innovante), plus ces sociétés vont créer des emplois, grandir, investir et payer des impôts en France”, insiste Niels Court-Payen.
Ce dernier a pour objectif de trouver les pépites du tissu économique français et les accompagner en période de transmission. Cloisons transparentes, bureaux clairs, collaborateurs décontractés et élégants, c’est que Court-Payen Niels appelle “une ambiance d’équipe”, qu’il a voulu créer au sein de sa société de gestion. D’abord tournée vers le Venture Capital via les fonds de fonds et les FCPI (Fonds Communs de placement dans l’innovation), la société “A Plus Finance” s’adressait plutôt aux particuliers. Désormais, avec 45 collaborateurs, la société revendique son indépendance et son management collaboratif.
Pour Niels Court-Payen, ce mode de gestion a sûrement permis à la société de prendre un tournant important en 2010 en anticipant les nouvelles attentes des investisseurs à la recherche de produits de rendement et les difficultés du Venture Capital. Aujourd’hui, elle est l’un des acteurs les plus actifs du Private Equity en Europe. Elle accompagne les PME (françaises) déjà établies dans leurs activités.