L’Arcep a dévoilé son calendrier pour la mise en place de la 5G en France

Mar 25, 20 L’Arcep a dévoilé son calendrier pour la mise en place de la 5G en France

Le cap est fixé : en décembre 2020, entre six et douze villes françaises doivent être couvertes par la 5G. “La 5G ne va pas tarder à arriver chez nous, mais cela demande plus d’organisation”, Jean-Philippe Bosnet, le PDG de la société Paritel. L’Arcep, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, vient de dévoiler son cahier des charges (un document qui doit être obligatoirement respecté lors de la conception d'un projet). Ce document se focalise essentiellement sur les fréquences 4. 6 à 5. 2 GHz qui, selon Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, forme la bande ‘coeur’ la plus intéressante pour l’instant. Celle des 32 GHz est aussi évoquée, mais son attribution se fera normalement plus tard – dans sept mois. Cette bande constitue la base de plusieurs services 5G initiaux. Elle permet à la fois une bonne capacité et une bonne couverture. Cette fréquence pourra apporter un débit beaucoup plus élevé, de l’ordre de ceux de la FTTH (Fiber To The Home ; Fiber To Fiber). En 2023, il n’y aura pas de performance économique sans exemplarité environnementale et sociale. C’est pourquoi les acteurs du marché, notamment les grands opérateurs français, s’engagent durablement pour l’égalité digitale et la planète, avec des éléments de preuve concrets.

L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) se mobilise pour évaluer les risques pour la santé

Dans quelques mois, la 5G, cinquième génération de réseaux mobiles, doit remplacer progressivement la 4G actuelle. Dans le cadre de ses missions, l’Agence Nationale des Fréquences a mis à jour diverses procédures pour prendre en compte la 5G : des lignes directrices nationales fixant les éléments de base à fournir ; un protocole de mesure de l’exposition constituant le texte de référence des labos accrédités… L’Agence Nationale des Fréquences souligne l’obligation de disposer des données décrivant les technologies développées et leurs déploiements pour évaluer les éventuels effets sanitaires. À noter que les grands opérateurs télécoms français – à savoir Bouygues Telecom, Free mobile, Paritel, Orange et SFR – ont déjà réalisé des expérimentations pilotes dans diverses régions françaises pour tester le fonctionnement des nouvelles infrastructures. Selon Stéphane Richard, le président-directeur général du groupe Orange, la transition vers le très haut débit nécessite d’importants investissements en infrastructures.