Le capital risque : un financement efficace de l’innovation sur le long terme

Mai 09, 19 Le capital risque : un financement efficace de l’innovation sur le long terme

Le capital risque, levier du développement des PME

Le venture capital est une forme de financement des sociétés early stage et pré-revenus, intrinsèquement risqué, d’abord en raison du projet innovant qu’il porte, ensuite du fait de sa jeunesse. En effet, à l’amorçage, une start-up (une nouvelle entreprise innovante) est caractérisée par des revenus négatifs durant les premiers exercices fiscaux, une taille très réduite, une valeur essentiellement logée dans les actifs incorporels et ses perspectives de croissance soutenue.
Au-delà du caractère innovant de la start-up, les investisseurs en venture capital seront très attentifs à la capacité du business model à changer rapidement d’échelle, c’est à dire à sa capacité de croître de manière rapide et sans réinvestissement. Beaucoup d’acteurs opèrent à l’intérieur de cette industrie. Au sens large, elle est composée incubateurs et accélérateurs, des dispositifs fiscaux incitatifs mis en place par les États, des fonds souverains, des fonds de family office, les fonds buy out disposant d’une équipe venture dédiée, des entreprises de venture capital pure players, des plateformes de financement participatif ainsi que des business angels émanant d’initiatives de personnes physiques ou structurées en réseaux.

En France, l’industrie du venture capital se porte bien. Le pays s’est, en effet, classé en tête des levées de fonds en 2018, avec 6.89 milliards d’euros de fonds élevé (contre 5.98 pour le Royaume-Uni classé 2e). Néanmoins, la prévalence de Bpifrance dans les investissements innovants demeure prononcée, ce qui illustre la persistance d’une forme de “néo-colbertisme”. L’industrie du venture capital y réalise une collecte record : en 2018, le montant des fonds levés atteignait 9.6 milliards d’euros, en croissance de 85 % depuis 2014, ce qui atteste l’appétit des investisseurs pour cette classe d’actifs.
En revanche, l’industrie semble refluer aux États-Unis, où entre 2005 et 2015, le nombre de start-ups innovantes soutenues par une société de venture capital est passé de 650 à 480.

Le capital risque : financer l’innovation !

Si le venture capital constitue sous-catégorie de l’investissement dans des entreprises non cotées (Private Equity), il ne faut pas le confondre avec le Leveraged Buy Out (LBO), qui concerne des sociétés à un stade de développement plus mature, et dont les modalités de financement diffèrent sensiblement. En effet, au contraire des financements buy out qui se font principalement en dette, les montages de type capital risque s’effectuent en fonds propres et fonctionnent par tours de table successifs. Ces mécanismes de financement cherchent à anticiper la forte mortalité infantile des start-ups, c’est pourquoi l’entrée au capital des sociétés de capital risque est toujours minoritaire et graduelle dans le temps, à la faveur des tours ultérieurs.
A Plus Finance, une société de gestion indépendante, soutient les PME françaises dans leurs développements. Elle peut également les aider à trouver des financements bancaires.
Cette société de gestion se singularise par la pérennité de son actionnariat et la stabilité de ses équipes (30 collaborateurs) depuis le début de son développement. A Plus Finance (créée en 1998) se positionne comme un spécialiste du venture capital. Elle est l’un des acteurs indépendants les plus actifs du capital risque en Europe.