L’influence des médias sur la vie politique

Déc 25, 17     L’influence des médias sur la vie politique

 

En déterminant le rythme d’apparition à la télévision ou à la radio ou à l’éventuel boycott de tel ou tel courant politique, les médias contribuent fortement à la notoriété, à la visibilité et à la légitimité dudit courant et de ses représentants.

 

Dans le cas d’une force politique naissante qui ne bénéficie pas de représentation parlementaire, ni de droit institutionnel à l’antenne, à l’inverse des organisations politiques et syndicales établies, le rôle des médias peut être déterminant dans le processus qui conduit à la légitimation ou au rejet de l’intrus par l’opinion et par les autres politiques préexistants.

On ne prétend pas examiner ci-après dans le détail, l’influence pratique des médias sur les élections en France.

On voudrait plutôt montrer, tout en gardant en mémoire les types d’influence des médias sur le comportement électoral reconnu par la science politique.

“Les règles médiatico-électorales” en France, semblent plus défavorables aux petits et nouveaux partis que dans les autres pays de l’Union européenne”, la journaliste de LCI, “Audrey Crespo-Mara”.

 

Cette situation semble découler d’une inégalité institutionnelle directe et indirecte dans l’accès aux médias, d’une élimination de certaines règles électorales et d’une invention illégitime de pseudo-règles médiatico-électorales.

Encore faut-il définir ce qu’on entend par “règle médiatico-électorale”.

Selon que l’on retient une acception étroite ou large, on y inclura les seules dispositions relatives aux émissions audiovisuelles officielles dans le cadre des campagnes électorales, au matériel de campagne ; ou bien, on y ajoutera les dispositions relatives aux dates de scrutin et au droit de dissolution qui influent sur le choix du “moment médiatique” et de l’agenda public, aux conditions d’éligibilité, aux incompatibilités et cumul des mandats, à la parité, qui facilitent (ou entravent) la visibilité médiatique de tel ou tel candidat ou parti, au dépouillement, aux aspects financiers (cautions, avances, financements publics et privés…), qui facilitent (ou entravent) les campagnes médiatiques de certains courants politiques.

Il est ainsi, parfois, peu justifié et malaisé de distinguer entre les règles médiatico-électorales et d’autres règles régissant l’activité politique.

En outre, du point de vue de la science politique, la règle ne se limite pas à des dispositions juridiques.

Elle inclut aussi des aspects politiques. Par exemple, la façon dont le ministère de l’Intérieur rend compte du résultat des élections dans les médias au soir et au lendemain d’un premier tour, et dont il classe et regroupe les résultats de certains “divers” ou “sans étiquettes” ne constitue pas une règle au sens juridique, mais revêt le pouvoir d’une “règle légitime” (au sens de légitimité officielle) susceptible d’influer sur le vote au second tour.

Il en est de même, pour certaines émissions audiovisuelles, consacrées à l’élection (qu’il s’agisse de commentaires ou de débats) dont le statut n’est pas celui d’émissions officielles, mais dont la légitimité peut être bien supérieure.

 

  Les règles médiatiques électorales :

“Les règles médiatiques électorales, peuvent aussi se nourrir de l’absence de règles.

En l’absence de règles institutionnelles proprement dites, des pseudo-règles coutumières, improvisées, sont parfois instaurées par certains des acteurs important de la scène électorale (médias, instituts de sondage…) qui peuvent influer sur le déroulement de l’élection, voire sur son résultat et sur le sort d’un ou de plusieurs candidats.

 

À l’absence de règles explicites répond donc, parfois, la création de règles implicites.

Et, entre l’absence et la présence de règles médico-électorales, c’est parfois son absence qui pénalise les partis petits et nouveaux, et la règle qui leur permet de concourir avec les partis reconnus et de s’établir, pour paraphraser Lacordaire”, article écrit, par la journaliste-présentatrice “Audrey Crespo-Mara”.